Marie Obéline Capșa — Historique véritable des deux Maisons de Confiserie Capsa a Bucarest (1909)

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Dieu seul est grand!

Le génie est un don de la glorieuse et toute puissante nature. Quand vous rencontrez celui qui est marqué de son sceau, saluez-le respectueusement, car s'il est l'Elu, il est aussi la Victime.

Il est glorieux de fonder une Maison honorable et de grande renommée, mais cette glorie sera partagée par ceux qui la perpétueront dans sa splendeur!

A Monsieur [indescifrabil] pour son edification sur la vie de ses Beaux-Parents sa belle[?] mère.

Paris, Février 1909


Historique véritable des deux Maisons de Confiserie Capsa a Bucarest

La première Maison de Confiserie Capsa fut créée par les frères aînés de M. Grégoire Capsa, Anton et Vasile.

Elle était installée rue de la Victoire, vis-à-vis le Bazar Universel dont l’emplacement actuel était occupé par les laboratoires de la Confiserie.

Un autre frère, Constantin Capsa, était venu se joindre à ses frères aînés, ainsi que Grégoire tout jeune encore.

En 1863, celui-ci quitta la Maison de ses frères aînés pour se rendre à Paris où la Confiserie était très florissante et où il existait des Maisons d’une grande renommée dans lesquelles il fut admis tour à tour pour en étudier le travail perfectionné.

Jusqu’alors la Maison Capsa s’était approvisionnée à Paris.

Cette Maison exista ainsi jusqu’en 1870, époque à laquelle les frères Capsa se retirèrent des affaires et fermèrent leur Maison.

C’est à ce moment que Vasile Capsa édifia l’immeuble du Grand Bazar Universel sur l’emplacement de ses anciens laboratoire.

Cette propriété existe encore et appartient toujours à sa famille.

C’était trois années après l’installation de Grégoire Capsa au 48 de la rue de la Victoire, laquelle Maison nouvelle n’eut jamais rien de commun avec l’ancienne ni avec ses propriétaires, car M. Grégoire Capsa fonda sa Maison en 1867, l’année de la grande Exposition de Paris, en collaboration avec sa femme.

Les efforts de M. Capsa datent de cette année pendant laquelle il fut admis à concourir avec les exposants français dans deux sections françaises.

Dans chacune d’elles, il fut récompensé pour des produits roumains de confiserie et de pâtisserie fabriqués par lui à Paris.

Cette même année, il avait été admis à présenter les produits roumains à l’Impératrice Eugénie de laquelle il reçut le plus gracieux accueil et les meilleurs encouragements. Elle lui confia même quelques commandes dont elle fut parfaitement satisfaite et enchantée de connaître ces produits étrangers si exquis.

Dès lors, il avait le pied dans l’étrier; il s’en revint à Bucarest fonder et édifier la Grande Maison de Confisererie, Pâtissier, Glacier, qué chacun a connue ou connaît.

Son succès, sa renommée furent brillants et sans arrêt. Un peu plus tard, à la Maison s’ajoutèrent un Hôtel et Restaurant comme chacun sait.

Entre temps, au commencement de cette nouvelle Maison, Constantin Capsa se sépara de ses frères aînés et vint se joindre à son frère Grégoire dont il fut l’associé et par lequel il accepta d’être entièrement dirigé. Il avait apporté trente mille francs; ce fut le seul rapport qu’il y eut entre les deux Maisons mais sans les lier l’une à l’autre, ni continuer l’ancienne.

Quelques temps après il se retira en emportant trois cent mille francs qu’il avait acquis pendant sa collaboration dans la Maison Grégoire Capsa.

Comme devant, Grégoire Capsa et sa femme restèrent les seuls propriétaires de la Maison qui n’avait jamais cessé d’être dirigée par eux.

A part cela, cette Maison n’a jamais reçu aucuns capitaux ni des frères Capsa aînés ni de personne d’autre.

C’est avec les seules ressources de M. et de Mme Grégoire Capsa qu’elle fut édifiée, qu’elle fit des affaires et prospéra.

Son organisation rapide, la supériorité de ses produits, les dépenses minimes de la Maison qui était dirigée par son chef, secondé par sa femme, ainsi exploitée par ses seuls propriétaires eux-mêmes, acquit promptement une clientèle d’élite, très nombreuse et très productive. Ses seules ressources permirent les agrandissements et perfectionnements qu’ils ne cessèrent d’apporter à la Maison.

M. et Mme Capsa se connurent à Paris pendant le séjour d’instruction de M. Capsa, chez le frère de Mme Capsa, qui était établi dans le commerce, rue de Rivoli, à Paris, et qui fut un précieux auxiliaire pour les jeunes gens, connaissant à fond les affaires et la place de Paris, et qui se montra en toute occasion si bienveillant et si dévoué.

En 1871, le beau-frère et la belle-sœur de Mme Capsa vinrent s’installer à Bucarest auprès de leurs jeunes parents et restèrent avec eux pendant 25 ans, compagnons fidèles et intelligents.

Les Roumains admirèrent et aimèrent cette Maison fondée par leur compatriote et sa jeune femme.

Ardents tous deux à mettre dans leurs affaires leur intelligence et leur travail; toujours attirés par tous les progrès et ne rebutant à aucune peine.

Le jeune Roi et la jeune Reine de Roumanie encouragèrent infiniment les propriétaires de la Maison Mme Capsa fut décorée de l’ordre unique de la Reine Elisabeth de Roumanie, M. Capsa fut décoré par le Roi d’abord de la Médaille du Mérite, puis des Croix de Chevalier, Officier, Commandeur de l’Etoile de Roumanie et de la Couronne.

Il obtint également de la France la Croix de Chevalier, d’Officier de la Légion d’honneur.

Il eut aussi la Médaille du Mérite d’Autriche et la Médaille d’or de Serbie.

Il fut nommé membre de l’Académie Nationale, Agricole, Industrielle et Commerciale de France, membre de la Société Scientifique Européenne, Président de la Chambre de Commerce de Bucarest et Sénateur.

La Maison Capsa a pris part à toutes les Expositions françaises depuis 1867; elle y fut toujours appréciée avec honneur, les plus hautes récompenses en font foi.

M. Capsa exposa à Vienne en 1873, y obtint la médaille d’honneur. Il prit part au premier rang à toutes les Expositions roumaines et en obtint toutes les récompenses possible d’obtenir : Hors concours, Membre du Jury, etc.

Deuxième partie

Après avoir fait l’historique de la Maison commerciale, Mme Capsa tient aussi à prémunir ses enfants contre les méchants et les envieux de la prospérité de la Maison.

Comme on l’a vu, elle n’a eu que de bonnes relations avec son frère Ernest et sa sœur Mme Guilloton, mais les enfants doivent savoir que jamais, d’aucune façon, ils n’ont prêté d’argent à la Maison. M. Capsa avait sa fortune personnelle qui était suffisante pour ce qu’il voulait faire.

Mon frère Ernest était d’ailleurs d’un caractère trop loyal et honnête pour faire jamais une allusion semblable, sachant pertinemment qu’il n’avait rien donné. Mais à sa mort il resta des bâtards inconnus de nous qui ont élevé des prétentions mensongères et immorales affaire de chantage.

Une maîtresse effrontée, qui avait été cause de la séparation de mon frère d’avec sa femme légitime et qui l’avait ruiné, a voulu s’imposer à Mme Capsa et la forcer de l’aider à élever ses quatre enfants. Mais Mme Capsa renie cette famille qu’elle ne connaît pas et qu’elle ne veut pas connaître.

Toute son affection reste acquise à la femme légitime de son frère, qui était parfaitement honorable jusqu’à la fin de ses jours.

Il ne survit qu’une fille qu’elle avait d’un premier mariage personne riche et indépendante qui a toujours été et qui est toujours en termes excellents avec Mme Capsa.

M. et Mme Guilloton, qui sont restés pendant vingt-cinq ans dans la Maison Capsa, ont été largement rémunérés et acquittés de leurs services pendant leur séjour et à leur départ de la Maison. Si jamais les enfants de ceux-ci élevaient quelques prétentions, cela devrait être considéré comme un pur mensonge.

Il existe une autre soeur de Mme Capsa, la plus jeune, Mme Vve Bouquin. Celle-ci, véritable artisan du mensonge malfaisant et criminel, femme atrocement jalouse, capable de tout pour satisfaire sa jalousie malsaine et sa méchanceté innée. N’ayant jamais rien su faire autre chose que le mal.

Son frère Ernest lui a mis en main plusieurs maisons de commerce qu’elle n’a su que ruiner.

Devenue veuve de bonne heure, Mme Capsa lui est venue en aide et lui a élevé ses deux enfants, garçon et fille, depuis l’âge de huit ans jusqu’à dix-huit, âge auquel, leur ayant donné une bonne instruction, ils auraient dù être en mesure de se suffire à eux-mêmes et d’aider leur mère toujours quémandeuse.

En conséquence, si cette femme jalouse venait un jour revendiquer quelque droit à obtenir des sommes sous prétexte qu’elle nous aurait aidés jadis, il n’y aurait qu’à considérer cette prétention comme absolument erronée et non fondée, car, n’ayant jamais su se suffire à elle-même, elle était dans l’incapacité la plus complète de venir en aide à qui que ce soit, attendu qu’elle était beaucoup plus jeune que ses sœurs et que sa situation n’était même pas commencée que celle des autres était déjà en bonne voie; qu’ils n’avaient nullement besoin d’elle qui, d’ailleurs, n’avait rien à leur donner, car elle avait hérité, comme ses sœurs, d’une de leurs tantes, et l’argent qu’elle en avait eu était disparu comme tout le reste.

Ces deux dernières femmes sont les seules personnes malfaisantes qui aient voulu faire de la peine à Mme Capsa et elle tient à ce que ses enfants le sachent bien et qu’ils soient avertis pour l’avenir.

Paris, 1909.

Veuve Grégoire Capsa


Ceux qui ont osé former le mauvais jugement sur Celle qui fut et est encore la grande Mme Capsa seront confondus. Elle restera toujours drapée dans son mérite comme une statue antique.

Honni soit qui mal y pense!

V. Grégoire Capsa.


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